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Témoignage de Fabrice Lidy

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Dijonnais : Qu’a annoncé Emmanuel Macron sur la réforme des retraites et quel sera le calendrier ?
Nicolas Chapuis : Emmanuel Macron a effectivement été interrogé sur la réforme des retraites. Il n’a pas détaillé le futur dispositif. La concertation pour réfléchir au nouveau système ne fait que commencer. Jean-Paul Delevoye, le haut fonctionnaire chargé du dossier, reçoit les partenaires sociaux à partir de ce lundi. Mais le chef de l’Etat a donné quelques indices sur ses préférences et a notamment affirmé qu’il souhaitait conserver un système par répartition. Il a réaffirmé son objectif de mettre fin à la prolifération de règles différentes, avec la « quarantaine de causes » qui « cohabitent ». Ce qui signifie que les régimes spéciaux vont peu à peu disparaître, d’ici « à dix ans », a-t-il dit. tout en laissant la possibilité d’envisager des spécificités professionnelles. La réflexion pilotée par M. Delevoye abordera « ce qu’apporte un trimestre cotisé et comment on peut le majorer », a expliqué M. Macron : « C’est-à-dire, si je m’engage par exemple comme pompier volontaire, est-ce que ça me donne des droits ? Tout ça est à discuter. » Il a par ailleurs affirmé qu’il voulait garder un système par répartition. Sur le calendrier, il souhaite que la loi « soit votée en 2019 ».
Clément : Bonjour, MM. Plenel et Bourdin se sont adressés à Emmanuel Macron sans l’appeler « Monsieur le Président ». N’y a-t’il pas une obligation légale ? Un protocole ?
Nicolas Chapuis : Il n’y a aucune obligation légale d’appeler quelqu’un par sa fonction. Il s’agit davantage d’une question d’usage ou de protocole. Les deux journalistes ont manifestement fait ce choix délibérément, même si Jean-Jacques Bourdin dans son introduction avait donné du M. le président. A plusieurs reprises, le choix d’appeler le chef de l’Etat « Emmanuel Macron » était également une réponse au tic politique (que Sarkozy employait beaucoup par exemple) qui consiste à reprendre le nom du journaliste pour lui répondre. Ce qui donnait des échanges assez comiques du type : « Je vais vous répondre Jean-Jacques Bourdin – Oui, Emmanuel Macron… »
Levil : Pas une question sur l’écologie, les intervenants ne sont-ils pas d’un autre âge ?
Nicolas Chapuis : C’est en effet la grande oubliée de cette intervention présidentielle. Il paraît très étrange qu’en 2018, alors que tous les signaux d’alarme nous annoncent une catastrophe environnementale imminente (sinon déjà présente), une interview présidentielle puisse faire l’économie de ce sujet majeur.
MaximeG : Le président s’est-il engagé à réitérer cette « évaluation » chaque année ? si oui, est-ce déjà prévu avec les mêmes journalistes ?
Nicolas Chapuis : A la toute fin de l’émission, le chef de l’Etat a répondu « chiche » à Edwy Plenel qui lui proposait de refaire le même exercice pour les deux ans de son élection. C’est déjà avec un pari de ce genre que le patron de Mediapart avait obtenu pendant la campagne qu’Emmanuel Macron revienne s’exprimer dans les locaux du média un an après.
Mbl67 : Quel est le montant exact des sommes récoltées lors de la journée de solidarité actuellement ? Peut-on consulter quelque part à quoi les sommes sont allouées ? au centime près…
Nicolas Chapuis : La journée de solidarité décidée en 2003 après la canicule a rapporté l’année dernière près de 2,3 milliards d’euros. Les chiffres sont disponibles sur le site de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.